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L’évolution de l’artisanat

Se poser la question « un artisan, c’est quoi ? » c’est aussi se pencher sur l’histoire des artisans, et notamment sur la manière dont les instances représentatives de l’artisanat ont évolué au fil des siècles. Aujourd’hui, la Chambre des métiers de l’artisanat organise et défend les intérêts du corps artisanal mais une telle institution était encore à inventer au 18e siècle. Pendant près de deux siècles, le syndicalisme de l’artisanat a pris différentes formes avant de se maintenir sur un mode d’organisation au cours du siècle dernier jusqu’à nos jours.

Histoire de l’artisanat

On peut distinguer trois phases dans l’histoire des artisans et de la représentation du corps artisanal:
– l’Avant régime
– le 18er siècle
– le 19e siècle
– Le 20e siècle
– L’artisanat d’aujourd’hui

Les artisans pendant l’Ancien Régime

Les premières représentations artisanales étaient de nature religieuse : ex : les coordonniers avec comme patron Saint-Crépin, les menuisiers avec Saint-Anne… Ces groupements se transforment en associations professionnelles et leur nombre progressent considérablement tandis que Saint-Louis est sur le trône. Elles portent par exemple le nom des « Pelletiers » ou des « Bouchers de la Grande Boucherie. » Vient ensuite pour chaque artisan l’obligation de s’inscrire à une association professionnelle et de respecter une réglementation stricte des conditions de travail. L’association à un caractère monopoliste qui élimine toute concurrence ; c’est le commencement des corporations et des jurandes. On prendre l’exemple de la corporation du bâtiment, composée par les charpentiers et les maçons, qui apparaissait au 13e siècle. Louis XI fait de ces groupements en corporation un systématisme, puis Henri III renforce son pouvoir sur ses membres, notamment fiscal. La corporation devient une institution publique puissante mais sous la mainmise du roi.

panthéonLes artisans au 18e siècle

La dissolution des corporations est décidée par Turgot en 1776. L’abolition des privilèges de la nuit du 4 août 1789, le décalage des corporations avec les évolutions économiques, techniques et idéologiques du siècle des Lumières, leur dépendance vis à vis de la Monarchie, le mécontentement des artisans qui ne pouvaient pas travailler en toute indépendance auront raison des dernières corporations qui subsistaient. Les décrets  D4allarde de 1791 et la loi Le Chapelier du 14 juin 1791 donnent le dernier coup de grâce aux corporations en interdisant toutes formes d’union pou défendre ses « prétendus intérêts. »

Construction de la Tour EiffelLes artisans au 19e siècle

Malgré cette interdiction, les organisations n’ont pas totalement disparus. Dès l’Empire, des associations se réunissent pour demander le retour des corporations mais ces groupements ne sont parfois qu’une copie désuète des corporations d’antan. La croissance industrielle affaiblit considérablement le corps artisanal. Les métiers mécaniques remplacent les métiers mécanique. Des secteurs disparaissent en France et en Europe : les cahuts de Lyon, les dentellières à la main, les fileuses en Belgique flamande, le forgeron (détrôné par la fonderie). Des artisans deviennent ouvriers. Le monde prolétaire et le syndicalisme ouvrier font leur apparition. L’artisan n’est plus un travailleur avec un savoir-faire mais devient un ouvrier s’étant mis à son compte et travaillant en toute indépendance dan son propre atelier.

Pyramide du LouvreLes artisans au 20e siècle

Grâce à la loi de 1884 sur le syndicalisme provoquée par la montée en puissance du mouvement ouvrier, les premiers syndicats locaux et nationaux d’artisans sont créés à la fin du 19e et au début du 20e siècle : les coiffeurs en 1889, les bouchers en 1894, les boulangers en 1896… A la veille de la Première Guerre mondiale, on parle de Chambres de commerce et d’Industrie auxquelles les artisans verseraient un petite redevance mais il faut attendre la fin de la Guerre pour que prenne naissance la Chambre des Métiers. Les intérêts des artisans ne seront plus défendus indissociablement avec les intérêts des ouvriers au sein d’une même chambre.

Viaduc de MillauLes artisans aujourd’hui

Les artisans dépendent systématiquement de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de leur département ; savoir celle de Nîmes pour les artisans du Gard. Cette adhésion à la CMA passe obligatoirement par une immatriculation au répertoire des métiers.

 

Les métiers des artisans
Le statut des artisans

 

 

 

 

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